posté le 08-08-2012 à 13:14:07
A ma santé !
Parce que ce matin m’a vu émerger
presque reposée vers 5h30, et que le temps de m’ébrouer, me toiletter, repasser
quelques vêtements (à la fraîche !), petit-déjeuner en écoutant
distraitement la radio du jour, il était déjà 7 H. Et que peu après, je roulais
vers St Hippo pour une consultation avec mon peut-être futur médecin traitant,
le mien venant de prendre sa retraite sans être remplacé. La salle d’attente
contenait déjà 3 personnes. Vers 9 H, je fus appelée. Il y avait désormais 6 personnes derrière moi. L’homme me parut de suite sympathique et fiable. Lorsque
je lui révélai être une ex-patiente de Dr N et chercher un nouveau médecin « attitré »,
il ne me laissa pas terminer : « Ma chère Madame, si je peux vous
accepter, je dois cependant vous prévenir que je ne monte pas jusqu’à chez vous,
en cas d’urgence, mon territoire ici bas (nous sommes en garrigue) étant déjà
bien occupé ! ». Cet aspect des choses donne effectivement à
réfléchir. Car, si un médecin de garde peut toujours être appelé en cas de
besoin, il n’a pas connaissance de son patient comme le médecin traitant. Ceci dit, j’ai déjà vu un
médecin traitant faire plus de conneries avec son patient « attitré »
que certains « externes ». Donc et or, après quelques tergiversations
bien excusables, je crois bien que Dr S me retrouvera sur son chemin. En effet,
cet homme, après m’avoir écoutée (car ne vous imaginez point que j’ y allasse
pour des prunes), auscultée et pris connaissance des récents examens que j’eus
à subir, m’éclaira d’une nouvelle lueur sur un point de vue que je soupçonnais
déjà incomplet voire obtus à ce sujet. Me voici donc lancée dans une recherche
plus approfondie de l’origine du mal, au su de ses informations.
Pourquoi en effet, me réveille-je
vermoulue et courbaturée, sens-je ces raideurs me parcourir tout le jour (et le
dos par-dessus le marché) -comme si j’étais déjà une vieille mémé -, me
débatte-je avec quelques crampes jambières et nocturnes, grimace de douleur
lorsque, encore idéaliste, je m’obstine à me plier en position « lotus »,
chose, qu’en tant que jadis hyperlaxe, je parvenais sans aucune difficulté
jusqu’il y a un an. Quant aux coups de
suées fréquentes plus qu’à leur tour, il paraît que je pourrais
augmenter largement ma dose d’œstrogène pour les faire disparaitre. « Mets
de l’huile 5 jours sur 7 » doit désormais être ma devise !
Au moins, si mon cartilage
décroît, les os eux semblent bien présents tout comme le calcium qui les
alimente. Est-ce rassurant ? Car, hormis mon squelette, l’incarnation que
je vis encore pourrait avoir son mot à dire (et elle ne s’en prive guère !).
Ainsi, mes cheveux (les premiers auxquels je pense) qui se sont encore fait
couper récemment (quel bonheur de se sentir ainsi allégée !), mes doigts
dont je me sers régulièrement et tout un tas d’autres outils de chair et de
sang qui rendent la vie possible ou impossible, ça dépend des moments…
Bon là, il me faut m’interrompre :
le déjeuner m’appelle insidieusement tandis qu’une autre « bouffée de
chaleur » me monte au cerveau. Prière de me pardonner. Je reviendrai…

Ca c'est mon grand dernier...
Faut bien que je mette des images, même saugrenues, pour que vous n'ayez toujours la même...
Commentaires
bah, moi aussi j'étais hyperlaxe quand j'étais jeune, maintenant je suis hyperarthroseux, c'est de famille...
je pense au médecin de Saint-Germain de Calberte qui visitait tous ses patients, été comme hiver...
la dernière fois qu'il a vu ma soeur à Combe-Lipies, avant qu'elle ne soit transférée à l'hôpital de Montpellier, c'est accompagné par les pompiers car il y avait 40 cm de neige sur le chemin qu'il est venu faire sa visite...