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Titre du blog : courrédjole à l'Ayrolle
Auteur : lataraillettealn
Date de création : 12-05-2008
 
posté le 23-11-2012 à 01:01:57

Tolérance zéro

Est-ce le goût du camembert sur lequel je me suis jetée goulue en rentrant d’une pièce rabelaisienne au revigorant verbiage ? La  cuisine transformée en mouchicide, ce même camembert en bouche  (inspiré du fameux «Pour quelques mouches de plus ») ? Le retour littéraire inopiné du prince devenu citrouille baillant aux corneilles ? L’appel lançé aux troupes jardinières pour dépôt d’animaux infondé dans l’enclos potager ?

Il y a des jours comme ça ou « trop, c’est TROP ! » Qu’on se le dise ! A 10 jours d’ici me voici donc nantie d’un message dont l’expéditeur me rappelle quelqu’un de connu récemment …qui m’avait juré son « adieu » 3 semaines plus tôt, déchaînant dans mon cœur égaré toute la folie punitive d’un retentissant sentiment d’échec là où des ailes trop grandes m’avaient déjà poussée.

Point d’entête, ni de salutations finales (serais-je sur une base de données ?) malgré 2 secondes de plaisir avec un disséminé «je pense à vous» dont l’élégance manque pourtant cruellement de précision. Puis le coeur du sujet : 1,38 mn  de mélancolie touristique sur l’histoire d’un gros oiseau…mort (le dodo), pas disparu pour des prunes puisque désormais symbole du renouveau écologique mauritien. Signé, envoyé et… bien reçu. Amen.

Alors voilà, ça fait 10 jours que je mégotte une pseudo-réponse que je n’enverrai jamais, donc je me lançe :

 

« Min gars, Monsieur,

J’accuse réception de votre courriel du 15 courant, dans lequel vous me faites part de vos préoccupations écologiques et de votre tristesse bien compréhensible suite à la disparition d’un oiseau aussi gros que moi (donc ne passant pas inaperçu, ce qui me rend d’autant plus perplexe en relisant les faits). Permettez-moi de compatir à votre peine avec une seule seconde de silence, l’oiseau étant mort depuis longtemps et ayant par ailleurs d’autres obligations à remplir…Voilà.

Je note bien que vous pensez à moi. En effet, j’ai cru un moment que ce courrier, ne comportant ni entête, ni salutations, ne m’était pas adressé personnellement. Heureusement, l’allusion à mes paniers et au fait qu’ils se vendraient comme des petits pains (mais pas au même prix !) dans un des nombreux "bazars" locaux me confirme dans l’intérêt tout particulier que vous manifestez à mon égard ! J’ai aussi pris connaissance de vos deux clichés comportant une chaise longue, un parasol, des bateaux et un chauve en sandales, vu de dos. Je sais que ce n’est pas vous car vous portez des lunettes et des cheveux. Alors, où êtes-vous donc ? Ah oui, c’est vrai, derrière l’appareil !!!

Ah ! Ah ! Ah !

Humm...

F...  »

 

Alors, je lui envoie ou pas ? Bon, je vais aller tremper mon osier dans la rivière avant de décider…

 

 

Commentaires

luside le 27-11-2012 à 09:17:43
En effet ! Même si je ne crois pas que ce soit le cas, le qualificatif me semble bien adapté à la situation... Cette petite rechute passagère ne m'a heureusement pas totalement égarée !!! Oula
Françoise R le 27-11-2012 à 08:20:27
Si le goujat est porté sur les chauves en sandales , tu n'as pas perdu grand chose ... Bises