plus un mini balcon donnant sur une cour-parking ; le manque du
chant des oiseaux, des grillons stridulant dans le soir venant, d’un
endroit où me poser en lien avec cette nature dont j’aime tant me
nourrir.
Hier sur la terrasse de mes enfants, tandis qu’autour de la grande table
chacun s’affairait tranquille à l’ombre d’une toile, ce manque
m’a assaillie.
D’autant qu’avec le temps, la fatigue physique me rejoint pour me souffler : « Restes là, où tu es bien », me dissuadant de futures escapades que j’aurais imaginé.
J'avais encore quelques plants à déterrer au jardin, donc j'y suis allée avec ma fourche bêche. Mes iris de collection se sont montrés discrets cette année, alors que 2 ans plus tôt, ce fut une explosion de couleurs et de chatoiememnts magnifiques ! J'en reste sur ma faim à espérer que la maison de Pierre ne sera pas vendue avant le printemps prochain pour que je puisse revoir et récupérer les fleurs cachées cette année.
Le jardin ressemble désormais à un carré d'herbes folles où se discerne encore son ancienne destination potagère et décorative. Pour mieux m'en séparer, j'ai voulu contribuer à son abandon en omettant de le débroussailler cette année. Ainsi, c'est plus facile.
En constatant que les comptes de l'association que j'ai créée pour donner mes cours de vannerie étaient au plus bas, j'ai d'abord pesté contre les frais bancaires de presque 90 €/an pour juste détenir un carnet de chèques et un accès en ligne. Et puis je me suis dit qu'il me faudrait un peu plus d'activité pour les renflouer prochainement. Bizarrement, plusieurs personnes désirant profiter de mon savoir m'ont appelée dans le même temps. Et là où nos conversations téléphoniques auraient pu rester stériles, des pistes positives semblent se dessiner...
L'abondance n'est pas forcément celle attendue par le manque, mais elle est toujours bonne à prendre !!!