posté le 26-06-2026 à 21:29:19
Propagande et étiquetage
Entre
ma sœur qui, à chacun de mes coups de fil m’assène « ces
abrutis de Trump et Nethanyaou » avec une violence rare parce
que la guerre a fait grimper le coût des trajets pour les
Philippines où résident son fils aîné et ses 4 enfants,
et le
message d’une de mes connaissances ayant décidé de délaisser mes
ateliers pour cause d’opinion politique divergente (me catégorisant
par conséquent de « RN » parce que j’ai osé poser la
question de la cohérence du gouvernement socialiste actuel), c’est
ma fête !
Bon,
c’est vrai, je ne peux pas m’empêcher d’avoir un regard plus
que critique sur le pouvoir en place et de parfois l’exprimer, ce
qui sans doute manque d’à propos dans un contexte où chacun est
censé se détendre… J’avoue !
De la
même façon, j’ai renoncé à discuter avec mes collègues de
randonnée et de chorale, faute de pouvoir acquiescer à un discours
majoritairement alimenté par une propagande médiatique partiale, ce
qu’ils se refusent à voir. Alors quoi ?
Je
rumine… Ce n’est pas bon pour la santé mais, rassurez vous, j’ai
un naturel bon enfant qui me distrait facilement des ennuis.
Même
si j’aimerais tellement un jour pouvoir retrouver le plaisir de
débattre et d’échanger des arguments sereinement avec un
interlocuteur ayant le sens de la nuance.
C’est
bien cela qui manque aujourd’hui : la nuance, la subtilité,
la distance… Il faut être pour ou contre, dans le bon ou le
mauvais camp. Ça ne mène nulle part !