posté le 21-08-2010 à 23:51:28

En bas

Henny, Josy, Christine, Dominique furent mes invités ce soir. Il est doux de se retrouver sous la tonelle du jardin en terminant le repas par une partie de cartes. Plus tard, la belote nous anime, réveille notre spontanéité, déclenchant rires et protestations. J’ai du mal à retenir l’ordre des cartes, avec et sans atout ; je me trompe, Henny ne suit pas, Josy tempête, Christine régit. Mais la stratégie et l’envie de gagner me tient, comme l’autre soir au poker ou Jean-Mi bluffait avec des chiffres ridicules… Le jeu nous ramène en enfance ; des gamins qui y croient ferme et s’apostrophent pour tromper l’autre ou le soutenir selon l’enjeu. Tout est important pour combiner hasard et défi. Je m’y laisse facilement prendre, curieuse et volontaire. Le moment seul nous guide. Tout arrive... En bas.

 

 
 


Commentaires

 

1. Arachnée  le 23-08-2010 à 23:11:07  (site)

En effet la photo est très proche de la mienne! bonne soirée
pascal

 
 
 
posté le 21-08-2010 à 00:14:59

Souvenirs chrétiens

Depuis quelques semaines, je découvre un auteur anglo-irlandais avec qui je revisite un pays que j’ai aimé au point d’y revenir 4 fois à peu d’intervalle. La première fois, j’accompagnais mon amant de l’époque, devenu prof d’anglais, retournant à Cork où il avait passé une année comme assistant. Agacée par un pèlerinage qui m’excluait quasiment de toutes ses conversations (my english wasn’t as fluent as today), mossieu ne faisant aucun effort pour se mettre à ma portée tout en persistant à jouer de sa séduction avec les belles, je décidai d’y revenir seule pour m’imprégner plus avant de ce dont il n’avait pu me dégoûter, brumes verdoyantes, landes de fushia et chèvrefeuille entrecoupées de murets dévalant sur une l’horizon d’une mer toujours changeante et surtout les phrases ponctuées de « love » dès que je demandai mon chemin à un autochtone…

Une fois assurée d’avoir fait suffisamment de progrès linguistiques auprès de mon initiateur gratuit, je pris donc mes cliques et mes claques pour traverser le pays de Cork à Sligo, en stop. Je fis le voyage jusqu’à une grande librairie de Paris pour m’y équiper de 4 cartes détaillées « Bartholomew »  au « quater inch » couvrant le territoire convoité, un ravissement pour l’œil d’où aucun misérable chemin ne semble absent, ce qui laisse le temps de se distraire en attendant une voiture, surtout en juillet 1976 où le temps était fort plaisant.

La troisième fois, j’amenais ma petite sœur pour lui faire découvrir ce lieu idyllique, et passait une folle nuit avec Hans, un musicien bavarois ressemblant à Dürer, dès notre première étape… Pour le voir disparaître par le premier bateau peu après, dans un adieu voluptueux.

Il s’écoula quelques années avant la quatrième fois qui m’y emmena au sein d’un groupe de « randonnée  accompagnée », une gageure, comme je le constatai très vite, dans un pays depuis peu ouvert au confort, mais démuni de tout aménagement rural concernant l’approche de ses paysages et encore moins leur traversée. L’agence nous avait appâtés, nous avions payé et le « guide » faisait ce qu’il pouvait pour ne pas nous perdre quand il savait lui-même où il se trouvait… Quant aux repas, nous découvrîmes l’étendue des marques de conserve de légumes et autres poissons avant de revenir avec un appétit d’ogre, faute d’avoir cédé à la tendance anthropophage qui aurait pu nous ressouder les derniers jours en réglant la mutinerie sous-jacente…

Ce qu’il m’apparût alors de l’Irlande ne me plut généralement pas ; voitures et de maisons neuves y surgissaient en même temps que nous étions devenus les « étrangers porte-monnaie », au contraire de ce que j’y avais vécu lors de mes précédentes incursions.

En parcourant le livre de Pete Mac Carthy « l’Irlande dans un verre », je retrouve avec plaisir une partie des itinéraires et impressions restés dans ma mémoire -le bonheur du Mayo et de ses paysages désertiques autant que l’horreur touristique de Killarney, le seul endroit où je n’avais jamais vu autant de voitures me dépassant sous la pluie sans s’arrêter (si, il y a la Corse aussi ; pourtant ai-je vraiment l’air d’une dangereuse terroriste sans ma cagoule ?).

Bon, je vais bientôt refermer ce livre avec regret et l’envie d’aller boire « half a pint of lager » au pub du coin avec cet écrivain génial. En attendant, "Que Dieu vous protège !".

 

 
 


 
 
posté le 20-08-2010 à 00:38:31

Plein mes yeux

Je quitte « la grosse caisse » le sourire aux lèvres, entre Bourvil et Paul, l’un pour son flegme poli d’intraitable bandit, l’autre pour sa gouaille chatouillée d’un cœur aussi grand que l’esprit. Un bon moment devant l’écran, à vivre ces saveurs d’une époque moins programmée qu’aujourd’hui, où l’art des mots se cultivait avec recherche.

De nouveau le grillon accompagne ma nuit sous flottement d’une eau devenue légère, fenêtres ouvertes et brise tiède. Un moment heureux et magique ; des provisions pour l’hiver aussi…

  Quelques fruits du soleil et de mon jardin destinés au sèchage et à la mise en huile sous aromates.

 

 Une dernière pose ariègoise avant de me faire dévorer la peau dans les tourbières, plus sympathiques en photo :

 

 

 

 

 

 

 Millepertuis de montagne

Duvet de velours et vipérine voisinent allégrement

 

  Nous sommes nombreux à aimer les fleurs !

 

 

 

 


 


Commentaires

 

1. Françoise R  le 22-08-2010 à 16:58:50  (site)

Ca y est , j'ai pratiquement fini d'encadrer ( en plus j'ai une panne de scotch ) ; je viens donc prendre des vacances dans ton blog .. tes photos sont magnifiques ... comme d'hab , etje suis jalouse du papillon sur son buddleïa !
Comment fais-tu les tomates séchées ? les petites jaunes que tu m'as données sont très productives ( on ne se lasse pas des gaspachos , bien sur ) et j'essaierai bien ! bises F

2. luside  le 30-08-2010 à 20:19:03

coucou Françoise,
Je fais sécher mes tomates en plein soleil sur un torchon au dessus d'une grille ou sur un plateau tressé. Ensuite, je les place en bocal avec plein d'aromates qui me passent sous la main, de l'ail et de l'huile jusqu'en haut.. ça se déguste en "antipasti" quand le soleil est bas !Langue

 
 
 
posté le 17-08-2010 à 20:12:15

Ariège : ça continue !

Bon là, comme je suis trés en retard sur mon actualité, je vous abrège en clichés :

 

  J'ai laissé un petit mot d'admiration et d'encouragement dans le bocal...

 

 On venait de là, sur la crète, un chemin de plus laissé derrière, mais ouvert sur l'horizon !

 


Centaurée et cheval de Merens

orchis vannillée : ça sent vraiment la vanille !

 

 

 

Après la tourbière, les taons en pagaille, la sueur et les splendeurs... 

 

Enfin, on arrive !

 

 

 

 


La meilleure étape de ce séjour : je n'ai pas pris de douche, filant vers le torrent qui surplombe le gîte pour y trouver une délicieuse flaque plein sud où m'immerger des pieds à la tête dans une eau délicieusement claire et ... plus chaude que ma rivière !

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. horizon66  le 17-08-2010 à 20:21:11

Bonsoir, très joli chez vous. Bonne soirée

2. Arachnée  le 19-08-2010 à 10:00:40

Jolie balade!

 
 
 
posté le 06-08-2010 à 23:46:30

Quatre jours ailleurs...

Ici, il fait bon

 

 

 

 
Une porte médiévale restaurée : quel éclat !

 

 Du Cantal à                                   ... l'Aveyron

 

le viaduc de Millau vu du volant

 une carline en passant

 

Estaing sur Lot

 

 la campagne qui m'accompagne

 


 
 
 

Ajouter un commentaire

Pseudo : Réserve ton pseudo ici
Email :
Site :
Commentaire :

Smileys

 
 
 
Rappel article