J’étais
invitée chez Patricia, à la suite d’une rencontre fortuite à la
grande surface de St Christol, où, après nous être reconnues, nous
avons discuté presque 1 heure devant nos caddies à moitié pleins.
Patricia fut une voisine de pupitre quand je me rendais encore à la
chorale d’Anduze. D’origine suisse, elle s’est installée
depuis peu avec son mari sur les hauteurs du lieu. J’ai toujours
éprouvé beaucoup de sympathie pour elle, pour son sourire, sa
douceur et sa capacité à répondre avec humour aux défis de notre
petit groupe. C’est ainsi que je découvrais qu’elle retenait
tout d’oreille, ne sachant lire une partition. Je l’aidais donc
ponctuellement si besoin à repérer le mouvement des notes sur la
portée pour lui indiquer si le son montait ou descendait.
Lors
de notre échange magasinier pourtant, nous évoquâmes tout autre
chose, tombant d’accord sur la folie des années 20 auxquelles ni
elle ni moi n’avions accordé un soupçon de vérité.
Puis
elle m’entretint de son désarroi face au cancer de son compagnon,
tant leur récente arrivée en France rendait compliqués les
échanges médicaux et la direction à prendre.
Comme
un ami de longue date souffrait des mêmes symptômes tout en
refusant l’acharnement thérapeutique convenu, je lui promis de
m’enquérir auprès de lui toute information susceptible de
soulager leur errance.
A la
suite de quoi, je fus invitée hier à faire connaissance de son
époux et du lieu qu’ils avaient élu contre une location genevoise
où résidaient désormais leur fils et belle-fille.
Un
lieu magnifique offrant une vue dégagée sur la vallée dont le
regard n’a plus envie de se détacher une fois pris. Il pleuvait
donc, pas de photo !
Mais
quel plaisir j’ai eu à découvrir cet endroit et leurs hôtes dans
le partage, l’amitié et la bonne humeur !
Pour
parler d’ici, nous avions les même références « Le permis
de conduire » ou Jean Yanne déclare tonitruant « Je
hais les routes départementales ! » pour le paysage
géographique, « Le dîner de cons » avec Thierry
Lhermitte susurrant « Je crois que j’en tiens un »
pour le délire administratif, etc. Tout cela entre bons vins et
bonne chère, parsemant les bons mots qui se savourent.
De
nouveaux amis à chouchouter ; chouette !
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