posté le 17-04-2012 à 00:42:07

le lendemain

Soirée vélo : j’ai réuni notre pette équipe pour faire le point sur notre itinéraire et répartir nos tâches à l’endroit du décor. Objectif ; de la Loire à la mer 10 jours en juin. Autour de l’apéro  - mon vin d’orange agrémenté de queqlues « tapas », nous projetons notre randonnée avec  ses aléas. Pascal s’occupera de l’intendance vélo (fixations toît voiture, nécessaire réparation), Christine veillera au contenu nécessaire du sac , Hélène aux étapes de notre  circuit, moi aux haltes du voyage auto aller et retour ainsi qu’à la coordination des actions. Chacun recherchera une cinquième personne susceptible de compléter notre petit groupe,  assez souple  pour supporter nos raideurs passagères,  assez dynamique et convivial pour nous plaire….

Le ton est  donné. Mon vin d’orange apprécié la vie se dit et s’étend…

 

 

 

 


Commentaires

 

1. ooz  le 21-04-2012 à 07:35:58  (site)

Luside, chaque jour je pense à toi. Ça te fait la jambe belle !! Mais je puise à tes articles et tes photos une énergie qui commence à me faire défaut.

Plus que jamais je suis si heureuse que tu existes, et ta façon d'exister est une vraie leçon pour moi.

Amicales tendresses. Ooz

2. luside  le 21-04-2012 à 09:32:50

Merci pour ta fidélité Martha. J'espère en rester digne... Bien à toi
France Sourire

3. Philemon  le 21-04-2012 à 19:56:07  (site)

c'est une bonne idée, ça, un périple en vélo...
faudrait que j'organise ça en Bretagne, tiens...

4. luside  le 21-04-2012 à 21:46:14

Eh pourquoi pas en juin, tiens et avec notre petite équipe ? Médites et dis-moi...
Clin doeil

5. Pictorus  le 24-04-2012 à 11:28:41  (site)

C'est par hasard, que je reviens ici: de retour, je vois! Sympa ce projet de balade en vélo en Bretagne! (ne pas oublier le vin d'orange, pour la soirée étape).

 
 
 
posté le 15-04-2012 à 21:18:13

15 avril 2012

Bon, alors voila : je reviens du parc des Camélias à Alès, prairie sud. J’y étais invitée comme exposante donc… bien que :

  •  -          le vent se soit levé ce matin et pas moi,
  • -          la fatigue des soirs qui durent m’assaillait d’un coup,
  • -          une petite voix me soufflait de rester au chaud,

j’y suis allée. Parce que je suis d’une nature curieuse et paradoxale. Parce que si j’écoute toutes mes envies et fatigues, alors je m’assieds  en m’ennuyant, parce que j’étais programmée, déjà depuis longtemps.

J’arrive et trouve… plein de place, des gens charmants, peu d’exposants -à peine une dizaine au total -mais bavards, généreux et aimant la compagnie.

Je m’installe sur  6 m linéaires (au moins !) ; pas question de payer (j’ai déjà «prévenu» notre hôte),  échelle, paniers, piquets, bambous, accrocher et suspendre, pancartes et là…

J’ai oublié le fil, celui du tressage pour les animations. Les autres présents sont la structure, le fondement… mais  dénués  d’enrobage, ils perdent leur sens. Pas grave, le climat n’incite guère à la détente. Je travaillerai sans elles et pour l’amour de l’art. Je dis « elles » car  ce sont elles à qui je dois de remplir mes cours d’année en année, plus qu’à eux.

Mes voisines de stand viennent me voir ; elles s’intéressent et, parce qu’elle sont souriantes et joviales, parce que  j’aime propager, je les envoute tout en montrant. Elles me font du bien, leur présence me guide, rassurant mon besoin inassouvi d’échange avec autrui, d’un sourire, d’un regard intrigué, d’une ombre inexpliquée…

Le ton approche d’un ciel perdu. Il est juste après le déjeuner que je n’avais pas prévu ; 8,50 € laissés à la seule « commerçante » des lieux, contre une côte d’agneau et 2 ronds de diversion (tapenade et houmous) à peine plus gros que ma cuillère à soupe ! La table d’à côté rigole et me tend un morceau de quiche « maison » bien meilleur que tout  mon fourbi. Je remercie et salue. « Il paraît que les protestants sont radins ! » me lancent-elles. Je les assure de ma parfaite reconnaissance pour leur geste généreux et leur cuisine savoureuse,  malgré ma conviction anti-cléricale et plus largement rétive à tout dogamtisme. Comme disait Brassens leur clame-je « Mourir pour des idée, l’idée est excellente, moi j’ai failli mourir de n’en avoir pas eu…. »

Et puis zut ; les nuages s’installent entre deux gouttes menaçantes. Je range une partie de mon établi  et m’inscris pour la file d’attente de la visite guidée (et en principe payante) du parc de mes hôtes. Bien sur, je suis prête à rebrousser chemin si l’on me demande le moindre sou. Mais je n’ai pas à le faire et me laisse aller sur les tapis de fleurs en échappant rapidement au reste du groupe.

C’est une belle récréation. 

 

 

 

 

 

La petite dernière, c'est un camélia bien sur !

De retour parmi mes congénères, je poursuis mon ouvrage jusqu'àce que la température ressentie (comme disent poliment les météorologues) commence me geler les os.  Mon envie pressante de remballer semble faire boule de neige et je n'insiste guère pour y résister; je repartirai avec en poche quelques adresses de plus et le coeur léger d'avoir serré des mains et embrassé des joues.... La vie est belle, même à 11 ° !

 


Commentaires

 

1. Françoise R  le 16-04-2012 à 08:15:57

Ah ben zut ! j'aurais été faire un tour là bas si j'avais su que tu y exposais ! Bises F

2. luside  le 16-04-2012 à 13:31:23

Et dire qu'en en partant, j'ai failli m'arrêter chez toi (mais pas osé car vous sembliez avoir déjà de la visite !). Je serai aussi au Parc de Tourvieille, dimanche 29 avril... smiley_id117725

3. Françoise R  le 19-04-2012 à 22:11:19

J'avais déjà entouré la date sur notre calendrier ... et si tu as envie de venir casser la croûte avec nous le soir .. Bises F

4. Philémon  le 21-04-2012 à 19:53:39  (site)

tu penses bien que je m'insurge contre ces idées reçues sur les protestants !
11°, c'était le titre de la piquette des mes vieilles voisines de Pialet, à Saint-Martin de Lansuscle...

 
 
 
posté le 05-02-2012 à 20:09:05

Petite Histoire d’ « assisté »

Prenez un chômeur « longue durée » (c’est-à-dire sans emploi depuis plus d’un an) qui vient de trouver du travail en contrat aidé à 20 heures par semaine. Comme il bénéficiait d’une allocation de solidarité (460 € par mois) et que son emploi lui apporte désormais 170 € de plus (630 € nets), quelle n’est pas sa joie de se voir accorder une prime forfaitaire mensuelle de 150 €... pendant 1 an.

Au bout d’un an, son contrat aidé sera ou non renouvelé pour 6  mois, dans la limite de 2 renouvellements (maximum 2 ans), que çà lui plaise ou non. Au bout d’un an, ses revenus reviennent , dans le meilleur des cas, au seul salaire de 630 €, dans le pire à 460 € par mois. Sur sa dé€claration d’impôts, il a reporté l’ensemble de ses revenus augmentés grâce à la prime. Il n'est toujours pas imposable sur le revenu, mais… alors que ses revenus ont baissé, il doit désormais payer une complémentaire maladie, à raison de 30 € par mois, le droit à la CMU lui étant partiellement retiré. Dans le même temps, la CAF lui retire 100 € par mois sur l’aide qu’il reçoit pour le paiement de son loyer.

Le cadeau de l’année précédente ayant été dépensé pour améliorer l’ordinaire, il se trouve maintenant en difficulté augmentée du fait de sa situation précaire.

Et au demeurant, la prime forfaitaire mensuelle se sera élevée à 150 €-130 € = 20 € mensuels !

Moralité : qui manipule qui ????

Enfin, un petit tour sur ce site pour réfléchir à « l’assistanat » : http://www.actuchomage.org/Vivre-le-chomage/quest-ce-quun-lchomeur-faineantr.html

 

  champ de noyers sous la neige : c'est de saison !

 

 


Commentaires

 

1. christineb  le 05-02-2012 à 21:17:28  (site)

Je suis bien d'accord, on marche le plus souvent sur la tête et on pourrait croire que le but est de décourager ceux qui le veulent de travailler!
Bonne semaine

2. Françoise R  le 20-02-2012 à 18:44:14  (site)

j'ai du relire trois fois , parce que c'est compliqué .. et s'il n'a plus de boulot au bout de deux ans ton chômeur , il fait quoi ?

 
 
 
posté le 26-01-2012 à 20:51:42

De vous à moi

Assise près du radiateur sur le tabouret turquoise et télescopique,  entre soupe  et pavé crépitant dans son bain d’échalottes, je mijote…
Amitiés et  contrats, amours et abandons ; le message laissé sur le répondeur de M…, qui tarde à me recontacter , ce dont curieusement je ne semble point m’étonner.
Le silence de Cécile, qui n’avait pas voulu venir au mariage de mon fils, son filleul.  Ma déception et la blessure, depuis son ignorance de mes propres sentiments. Mes tentatives pour l’interpeller, mon découragement  devant sa fuite.
Jadis j’aurais tempêté ; je n’en ai plus le goût puisqu’ainsi vont les êtres et leurs aléas. Bien sur il me manquera toujours la transparence et le souci de l’autre obligé de subir.
Si amitié et amour peuvent ainsi s’interrompre ou se diluer, comment nommer la souffrance ?
Lutter, non, comprendre peut-être. Mais surtout, briser la gravité supposée des choses, d’un mot de passe convenu au départ, d’une farce inconsidérée, d’un instant sans  préambule. Ecarter l’escalade, l’importance inutile attachée aux mots, rejoindre la complicité réelle et palpable.
Ou s’éloigner d’un commun ennui...


 


Commentaires

 

1. Françoise R  le 20-02-2012 à 18:46:52  (site)

L'autre peut avoir des irrégularités , qu'importe .. c'est son chemin , qui tournicote peut-être , avant que vous vous retrouviez, chacun ou chacune un peu plus avant . Mais toi , une fois la souffrance passée , la joie est en toi ,et de toutes façons tu vas la retrouver ! Bises affectueuses F

 
 
 
posté le 25-01-2012 à 23:55:04

Réflexions

J'ai fini par l'éteindre ; sentant monter l'escalade de violence, loin, trés loin de mes affrontements quotidiens.

Moi, je me regarde maintenant sous l'éclairage d'un passé lié à mes soucis présents. Oui, je peine à faire MA PLACE.  Tous les problèmes irrésolus de mon intelligence et de ma sensibilité se sont arrêtés là. Depuis 54 ans !

Même en le sachant, rien ne m'assure que tout va changer. Je vois simplement les faits, constate et déplore. Je ne suis plus dans l'ignorance. La vie me sert et me donne... mais toute sa générosité se heurte à ce point, transformant en cauchemar ce qui partait pour être béni. Nous sommes tous égoïstes, certains plus que d'autres.

Impossible de les ignorer quand je n'ai pas réussi à les éviter. Souvent même, ils m'aimantent comme catalyse d'une confrontation à laquelle j'aspire sans vouloir l'avouer.

Sans doute, quand je l'aurais vaincue, pourrais-je enfin m'approcher des paisibles, qui existent sans bruit, de ceux qui par respect préfèrent douter ou se taire, de ceux qui aiment avant d'être aimés...  Ca vaut la peine.

 


 


 

 


Commentaires

 

1. oozmama  le 26-01-2012 à 00:08:59

C'est une de ces photos inoubliables,
Bon sommeil.

 
 
 
 

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